Portrait d'un jeune fouineur
Le Silence de l'Epervier - Chut.. |
Page d'accueil
: Ajouté le 16/5/2008 à 16:34
Il est revenu, il est là … le grand reporter G’rem. Dans une autre vie, il s’appellerait Etienne Fournier. Mais chut, il nous le racontera bientôt.
Générique.
G’rem attaque d’emblée : «Je trouve cela gonflé d’avoir osé porter à l’écran la question du militantisme politique opposé au journalisme. D’habitude, c’est un thème tabou. Dans le Silence de l’épervier, c’est tellement bien montré. Par exemple la manière dont le sénateur Antoine Carsac masque ses émotions pour manipuler les personnes. Il ne laisse rien paraître…jusqu’au bout.
Le sénateur serait donc un modèle ?
C’est en tout cas un personnage très ambigu, un peu entre deux mondes. Il illustre parfaitement l’autre thème de cette saga, à savoir l’histoire des familles juives et des résistants pendant la guerre. Le Silence de l’épervier montre que derrière des héros, on peut voir des gens très noirs. Et ces secrets sont très lourds à porter.
La force de cette série consiste aussi à mettre deux personnages très différents en opposition : Antoine Carsac déjà cité et Etienne Fournier. Ce jeune journaliste aurait d’ailleurs, selon moi, mérité un rôle plus méritant. Il représente la jeunesse de la rédaction, il n’a pas de tabou, pas d’idées toutes faites. Un gars certainement dérangeant… un peu comme moi !
G’rem, les internautes ont lu tes grands reportages à Bordeaux, puis l’autre dans les cercles de poker. Doit-on alors t’appeler Etienne Fournier ?
En préparant ce blog de l’épervier, j’ai eu l’occasion de m’intéresser à des thèmes que je ne connaissais. Je n’avais jamais mis les pieds à Bordeaux, je n’avais jamais joué une partie de poker (On ne saura jamais jusqu’où a été le dévouement de G’rem pour ces deux grands reportages !)… J’ai mené une enquête, fait des recherches, pris des contacts. Bref, un travail de journaliste. Ca d’ailleurs été ma première vocation professionnelle avant de commencer d’autres études en communication publicitaire.
Les journalistes professionnels ont-ils apprécié la forme journalistique adoptée pour ce blog, et toutes les infos qu’il contient ?
Honnêtement, les médias ont peu parlé du « silence de l’épervier », surtout du côté de la TV et de la radio. Il faut dire que le style saga est souvent mal perçu et difficile à suivre. Ici, il y avait tellement de petits détails révélateurs d’un épisode à l’autre, beaucoup de personnages qui s’entrecroisent, que le suivi médiatique était difficile. Personnellement, je n’ai remarqué la présence dans certaines scènes d’une femme rousse de dos qui se trouve être Christine qu’au deuxième visionnage ! D’où l’utilité de ce blog de l’Epervier pour se rafraîchir la mémoire !
Et dans les coulisses du film, quelles ont été les réactions ? Notre plus grand succès a été d’être cité par Dominique Ladoge lui-même (le réalisateur) sur le site Serieslive. Et tous ceux que nous avons interrogés pour nos interviews sont surpris par la teneur du blog. Le fait d’aller en profondeur sur chaque thème, (même si nous avons un peu allégé notre programme à cause de mes problèmes informatiques), ainsi que le fait de lancer la discussion avec les téléspectateurs et internautes chaque vendredi par chat ont été très appréciés par l’équipe du film. Ce surcroît d’activités pour K’ro et moi n’est que le juste équivalent par rapport au rythme de travail de Line pendant la période de tournage : dans la journée en semaine, elle tournait l’Epervier ; le soir, elle répétait les textes de Fugueuses et le week-end elle jouait les Chtis ! Mais cette saga de Grand Ouest tenait tellement à cœur de Line. C’est un projet qu’elle avait dans ses cartons depuis 1995 qui trouve enfin son aboutissement.
Confessions intimes
Recueillies par Chris
Le Silence de l'Epervier - Chut.. |
Page d'accueil
|